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Tout est vivant

Une vision animiste de l’univers

Tout est vivant

Une vision animiste de l’univers

L’animisme (du latin animus, originairement esprit, puis âme) est la croyance en une âme, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent.
L’homme est originellement animiste comme en témoignent les traditions et cultures des peuples premiers ou plus près de nous : les enfants. La plupart des enfants sont naturellement animistes. Ils dialoguent spontanément avec l’arbre, la fleur, la coccinelle… qu’ils rencontrent.
Le mot « dialoguent » est parfaitement adapté à ce qu’ils vivent car en général, un enfant obtient de réelles réponses de l’être avec qui il communique – qu’il s’agisse d’un rocher, d’un oiseau ou d’un chien. Il peut même être réconforté, amusé, enseigné. Souvenez-vous de votre enfance !
« Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». - (Luc 18:15-17) -

Une invitation au respect et au prendre soin de la nature

Pour les esséniens, en accord avec les peuples premiers et tous les courants spirituels reliés à la Tradition Primordiale, tout est vivant. Chaque être, chaque objet est une forme dotée d’une âme, d’une sagesse, reliée à la grande sagesse de la nature et de la vie.
Cette vision, cette prise de conscience qui paraît anodine est pourtant d’une portée fondamentale pour celui qui l’adopte, qui est prêt à la cultiver et à cheminer avec elle. Elle transforme radicalement l’approche que l’on peut avoir de la vie et des êtres qui nous entourent.
Si l’arbre est vivant, si la plante est vivante, si l’animal est vivant, si la pierre est vivante, c’est qu’ils sont animés et dotés d’une âme. Par conséquent, ils ont droit au respect et à la dignité comme tout être vivant. Quiconque prend conscience que la Terre qui le porte est vivante et a une âme, quiconque parvient à entrer en résonance avec son amour, ne marchera plus jamais sur elle de la même manière et sera enclin à la protéger. Alors il sera lui-même soutenu et protégé par la nature.

Un chemin d’humilité et de responsabilité

Si la terre tout entière est ainsi regardée comme un être vivant, avec sa vie propre, alors il apparaît que tous les êtres qui la peuplent font partie de ce grand tout comme des milliards de cellules qui la composent. La terre forme alors un seul corps, un grand organisme aux multiples organes, à l’image du corps humain. Dans cet organisme, aucun organe n’est supérieur à l’autre. Le foie n’est pas supérieur à l’œil ni le cœur à la jambe : chacun de ces organes a sa fonction propre et dépend des autres pour maintenir l’organisme dans l’harmonie.
L’être humain, à l’image des pierres, des arbres ou des animaux, ne représente alors qu’une cellule, qu’un organe de ce grand organisme. Il n’est pas isolé des autres êtres, ni supérieur à eux, mais il vit en harmonie avec eux pour le bon fonctionnement et la santé de ce grand organisme qu’est la terre.
En effet, cette vision implique que si l’on blesse l’un ou l’autre des organes de la terre, on se blesse soi-même, on nuit à son intégrité, comme si le cerveau décidait de détruire volontairement les poumons ou les reins. C’est ce que l’on appelle une maladie, un désordre, un dysfonctionnement.
Si l’on blesse la Terre, la nature, les arbres, les animaux, on se conduit soi-même vers la souffrance et l’on devient son propre bourreau.
L’homme n’est pas simplement un corps en mouvement animé par des flux chimiques, mais il est également une âme en chemin, qui a pris un corps sur la Terre pour remplir une fonction bien précise et retrouver son origine divine. Par ses dons et capacités, l’homme porte une grande responsabilité : celle de prendre soin de tous ses petits frères et sœurs les pierres, les arbres, les animaux et de vivre en harmonie avec eux. En tant qu’organe d’un corps immense, en tant qu’instrument d’un orchestre grandiose, il peut progressivement s’éveiller pour apprendre à faire de sa vie une musique en hommage à Dieu, au service du Grand Tout.

Vers une vision subtile et magique de la vie

Si l’on perçoit que l’air que l’on respire, le feu qui nous éclaire et nous réchauffe, l’eau qui nous désaltère et nous nettoie… sont vivants et dotés d’une âme, d’une conscience, alors on comprend que la vie entière est magique et que les anciens peuples : les Celtes, les Amérindiens, les Cathares, les peuples premiers avaient raison lorsqu’ils dialoguaient avec les esprits de la nature, avec les sources et les montagnes. La bienveillance qu’ils offraient à la Terre-Mère et à toutes les créatures du monde, faisaient naître de belles relations entre eux et tous les règnes et leur apportaient le bonheur et la vie belle.

Si l’on va plus loin dans cette prise de conscience que tout est vivant, on se rend compte que les pensées, les sentiments, les états d’âme, les désirs, sont également vivants dans une dimension plus subtile de la vie. Une parole a le pouvoir de guérir comme de tuer, de libérer comme d’asservir. Il en est de même de nos pensées qui, selon leur couleur et leur saveur, peuvent faire de notre vie un paradis ou un enfer. Nous voyons bien que nos pensées et nos paroles agissent parfois contre notre gré. Elles ont leur existence propre et nous avons le pouvoir, par notre conscience et notre volonté éveillées de les maîtriser et de les conduire vers la lumière ou vers les ténèbres.

En allant encore un peu plus loin, et si tous nos sentiments, qualités ou défauts étaient eux aussi vivants ? Et s’ils étaient des êtres qui ont leur vie propre, indépendante de notre vie individuelle ? Alors ces êtres eux aussi cherchent à exister, à vivre, voire à survivre. Comme des semences ou des feux, ils ont eux aussi besoin d’être nourris, entretenus, considérés. Ne dit-on pas nourrir du ressentiment ou nourrir de l’espoir, alimenter un mensonge ou cultiver le bonheur, semer le doute et entretenir la paix ?

Telle est la conviction profonde et l’engagement des esséniens.
Les vertus telles que l’amour, la sagesse, l’harmonie, le courage sont des êtres vivants, des âmes pures, des semences divines, des anges que nous pouvons entretenir ou délaisser dans nos vies. Certaines vertus, telles que la noblesse, l’honneur, la loyauté, paraissent même quitter peu à peu notre terre, comme des espèces en voie de disparition. C’est pourquoi tous les esséniens s’engagent aujourd’hui à porter une vertu, un ange et le renforcer dans sa vie pour le bien de tous les êtres. Lire à ce sujet la page La Ronde des Archanges.