qu-est-ce-qu-un-essenien

Etre essénien

Vivre avec Dieu dans tous les actes du quotidien

Qu'est-ce qu'un essénien ?

On nous demande souvent ce qu’est un essénien et il nous est souvent difficile de répondre, car être essénien est simplement être un homme, une femme sur la Terre, dans un état naturel d’union avec tous les êtres. Etre essénien, c’est entrer dans l’évidence de la vie, dans la compréhension d’un monde parfait pensé et voulu par Dieu, une intelligence supérieure, une beauté sans nom.
Définir cet état d’être, ce serait comme chercher à définir Dieu ou l’âme ou la vie ! C’est tellement grand qu’on n’a pas envie de l’enfermer dans un concept ou de le limiter à travers des mots.
Alors voici quelques pistes pour vous aider à comprendre quel est cet état d’être et quelle est cette vision du monde. La première clé est de se rappeler que « la lettre tue, mais l’esprit vivifie » alors oubliez tout ce que vous savez ou croyez savoir et regardez l’âme et l’esprit qui se tient derrière chacun de ces mots et vous pourrez peut-être sentir, goûter, toucher ce que signifie être essénien dans une vision pure et idéale...

Un amoureux de la vie – Dieu la beauté, la grandeur

S’émerveiller devant la beauté de la vie, de la terre, de la nature, devant la perfection du corps humain, de l’âme humaine et de l’univers, devant l’intelligence qui vit dans la Création originelle.

Un animiste – Dieu dans le livre de la nature vivante

Tout en nous et autour de nous est vivant et empli de mystère et d’intelligence. Dieu vit en chaque chose, en chaque être et le véritable temple de Dieu est celui de la nature vivante, créée dans une harmonie parfaite où chaque être a sa place, où tout est abondance et profusion, où tous les êtres vivent dans une interdépendance et une synergie parfaites.

Un religieux – Dieu entre tous les êtres

Nous avons tous un incroyable lien en commun qui nous unit tous les uns les aux autres : nous vivons tous sur la même terre et sous le même ciel. Le même soleil éclaire nos journées et réchauffe nos cœurs. C’est ce lien de vie, de lumière, d’âme que nous appelons « religion » et que nous voulons cultiver dans nos vies.

Un mystique – Dieu dans l’amour du mystère

La vie est un grand mystère – la naissance, la mort, les arbres, les fruits, les montagnes, les abeilles... – et ce mystère est une merveille car il force le respect, il invite à la méditation, à la contemplation, au prendre soin. Nous ne voulons pas découvrir les mystères pour les disséquer et les profaner mais au contraire pour les préserver et les perpétuer, car une vie sans mystère serait dénuée de tout intérêt, une vie où tout serait connu à l’avance n’aurait aucun sens...

Un prêtre – Dieu dans l’Alliance sacrée

La vie sans Dieu est la vie sans la vie, la terre sans le soleil. Elle est comme un corps sans âme : inanimée, morte. Tout comme l’âme est liée au corps par le mystère sacré de la vie, Dieu est lié à la Création par un mystère sacré. C’est le mystère de l’Alliance. Etre prêtre signifie reconnaître cette alliance et s’engager devant Dieu pour maintenir cette alliance vivante et éternelle.

Un mage – Dieu dans la science des influences

Nous sommes en permanence entourés d’influences dans notre vie : influence divine lors de certains moments de grâce ou de prière, mais aussi influences de notre entourage, de notre éducation, de notre famille, des médias, du pays dans lequel nous vivons, de notre travail, de notre communauté, de notre religion, du cours de la bourse et tant d’autres. De nombreux mondes viennent influencer notre vie intérieure et il est possible d’en prendre conscience et d’apprendre à les discerner et les maîtriser pour toujours remettre les influences divines à la première place. C’est un chemin d’éveil et de concentration permanent.

Un pasteur – Dieu mon guide

L’être humain a été doté de capacités et de pouvoirs incroyables tels que le pouvoir de penser, de bâtir, de créer, de donner la vie à des êtres comme à des œuvres. Mais il a également reçu celui de détruire, d’ôter la vie et de faire ses propres choix. En cela, il a une énorme responsabilité vis-à-vis de tous les êtres qui dépendent de lui et de ses choix de vie. Le rôle du pasteur est justement de guider les brebis vers les verts pâturages, dans le jardin de Dieu. Nous ne vivons pas seuls, nous ne sommes pas des enfants uniques. Nous avons de nombreux petits frères et sœurs à notre charge : les enfants, les animaux, les arbres, la nature, les montagnes. Nous ne marchons pas vers Dieu uniquement pour nous, mais pour ouvrir un chemin à tous les êtres qui marcheront après nous.

Un « jardinier » de la vie – Dieu dans le travail quotidien

La vie est comme un jardin. Rien n’arrive de rien et rien n’est éternel en dehors du jardin de Dieu. Le travail du jardinier est un véritable sacerdoce, un amour, une patience, un éternel recommencement, une harmonie vivante au rythme des cycles des saisons et de la nature, un prendre soin et une attention de chaque instant. Apprenons à préparer notre terre. Plantons les graines de la vie et non les semences de la discorde. Laissons fleurir la fleur de notre âme et partageons les fruits de notre travail, même les plus modestes, car ils contiennent la semence de Dieu et de la vie sans cesse renouvelée.

Un ésotériste – Dieu au-delà des apparences

Dieu se tient dans la simplicité originelle, dans la nudité, dans la pureté, dans la source primordiale. Mais notre époque est celle des apparences, de ce qui est virtuel, éphémère, illusoire, qui nous détourne de l’essentiel. L’ésotérisme, c’est cette volonté de vouloir retrouver la source cachée derrière les voiles d’illusion. C’est aller voir ce qui vit derrière les masques et les apparences, qui tire les ficelles de la vie pour pouvoir retrouver le chemin du discernement, de la sagesse et de la vérité.

Un étudiant – Dieu dans l’étude de soi et de la vie

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » est sûrement le meilleur des points de départ pour cheminer vers Dieu. Se libérer de tout ce que l’on croit savoir et connaître et entrer dans une profonde humilité devant les mystères divins. L’étude de Dieu et de la vie n’est pas un savoir que l’on affiche comme un diplôme mais une quête ardente, une vigilance, une richesse qui se vit et se partage généreusement.

Un thérapeute – Dieu dans le prendre soin

Dans son sens premier, le mot thérapeute (serviteur en grec) signifie prendre soin de Dieu dans tous les êtres. Qu’aucun être ne soit isolé ou condamné. Car si un être n’est pas dans la lumière, c’est qu’il est dans une forme de souffrance, de maladie, de désordre. Le thérapeute ne condamne pas, il remet en ordre, il remet chaque chose à sa juste place et apporte la guérison à tous les êtres.

Un bénissant – Dieu dans la bénédiction de tous les êtres

Faire de sa vie une bénédiction pour Dieu, pour la terre et pour tous les êtres. Bénir par les mains, par les pensées, par le sourire, par les paroles aimantes et bienveillantes, par les œuvres conscientes. Transmettre la bénédiction de Dieu, remercier, toucher des âmes dans ce qu’elles ont de plus pur, dans leur origine éternelle. La bénédiction est un acte simple et pourtant tellement puissant qu’il peut transformer une vie.

Un père, une mère – Dieu dans l’éducation et la transmission

Devenir un père, une mère pour l’autre, pour nos enfants mais aussi pour tout ce que nous enfantons dans la vie (en bien comme en mal) : nos idées, nos projets, nos œuvres. La mère prend soin, protège, entoure et nourrit ses enfants. Le père éduque, redresse, encourage ses enfants à se trouver et se dépasser. Etre parent est une grande responsabilité mais aussi l’expérience de l’amour inconditionnel. Devenons des pères et des mères de Dieu dans tous les êtres.

Un grand-père, une grand-mère – Dieu dans la sagesse des anciens

Tout le monde dans la vie n’a pas vocation à devenir un grand-père ou une grand-mère, ni au sens propre, ni au sens figuré. Mais ceux qui deviennent grands-parents entrent dans un âge de la vie qui est le fruit de toutes les expériences vécues : c’est l’âge de la plénitude, de la transmission, de la sagesse. Les anciens sont les gardiens des mystères car ils connaissent les clés qui ouvrent les portes de la vie.

Un enfant – Dieu mon Père et Dieu ma Mère

Retrouver son âme d’enfant et la garder précieusement. A l’échelle de l’univers, nous sommes tous des enfants, enfants de la lumière ou enfants des ténèbres. Et comme chaque enfant, nous choisissons nos parents. Dieu mon Père et Dieu ma Mère, je veux vous honorer et vous bénir pour m’avoir donné la vie et je veux m’éduquer et me former pour devenir un père, une mère et pouvoir, à mon tour, enfanter la lumière.

Un chevalier – Dieu mon honneur

Le chevalier, dans le sens le plus noble du terme, est un homme qui donne entièrement sa vie à une cause supérieure à sa vie personnelle et à la défense d’idéaux qui lui paraissent justes et vrais. Les vertus du chevalier sont belles : sagesse, courage, générosité, fidélité, loyauté, piété, humilité, bravoure, courtoisie, foi et honneur.

Un poète – Dieu la délicatesse et la subtilité

A la fois artisan de la beauté et son premier témoin, le poète capte par ses sens subtils une autre vision du monde. Il voit la fleur dans la graine, la fée dans la libellule, la malice dans l’écureuil et la patience sage dans l’escargot. Contempler une âme derrière chaque œil, un cœur derrière chaque sourire, une divinité derrière chaque être...

Un bâtisseur – Dieu dans la réalisation concrète

Dieu n’est pas une abstraction, un père lointain ou une épée de Damoclès. Dieu est profondément concret comme le soleil est concret. Chaque jour il se lève pour éclairer le monde, réchauffer tous les êtres, faire pousser les arbres et les fruits. Pas un matin, le soleil ne se lève pas pour prendre soin du monde. Vivre avec Dieu concrètement, c’est une conscience de chaque instant qui se manifeste à travers tous les actes de la vie, malgré les nuages et les tempêtes, des gestes les plus simples aux œuvres les plus grandioses.

Un serviteur – Dieu dans le plus grand comme dans le plus petit

Se présenter devant Dieu dans la plus grande humilité car il est le Père et la Mère et connaît tous ses enfants mieux que nous-mêmes. Nous avons la chance d’avoir un corps physique qui nous permet d’agir concrètement sur la terre, pour le bien comme pour le mal. Se mettre au service de Dieu, c’est accepter de devenir son instrument, sa baguette magique. C’est reconnaître que la Volonté du Père est supérieure à notre volonté individuelle et limitée et accepter de mettre notre vie, notre corps, nos mains, nos yeux au service de Dieu afin qu’il puisse agir à travers nous et apporter sa bénédiction à tous les êtres.

Un gardien – Dieu dans l’inviolé

Accueillir Dieu dans sa vie, appeler Dieu sur la terre, c’est comme prendre soin d’une source pure et jaillissante à laquelle tous les êtres viennent s’abreuver. Comment préserver Dieu au milieu de nous dans sa pureté, dans son indicible grandeur quand nous ne sommes que des humains, avec nos imperfections, nos défauts et nos concepts limités ? Etre un gardien de Dieu, c’est prendre soin de la source, la nettoyer, la protéger, l’entretenir et s’assurer qu’aucune impureté ne vienne contaminer l’eau qui abreuve tous les êtres. C’est une grande responsabilité.

Etre essénien : une semence divine en potentiel dans tous les êtres

Comprenons-nous bien. Ces quelques lignes sont une tentative de définition de l’état d’être essénien dans son idéal divin, car il est évident que marcher vers Dieu nécessite tout un chemin de transformation, d’apprentissage, de remise en question sur une vie entière parfois même sur plusieurs vies ! Chaque être humain, chaque âme porte en potentiel cet état d’être, comme une semence.
Soit cette semence est encore endormie sous la terre, soit elle commence à s’éveiller et entame sa lente ascension vers la lumière du jour, soit elle devient un arbre et offre ses fruits (c’est le cas beaucoup plus rare d’êtres tels que Moïse, Jésus, le Bouddha et tous les autres grands maîtres qui sont parvenus à un accomplissement divin dans leur incarnation).
Etre essénien, c’est être une semence qui s’est éveillée à son potentiel divin et qui se décide à devenir une fleur ou un arbre. Tous les esséniens en sont chacun à un stade différent de leur chemin vers Dieu, mais la même force les anime à s’élever vers le soleil. Chacun va vivre ses propres expériences dans le contexte qui lui est propre. Il n’y a pas deux esséniens identiques, même si tous ont la même aspiration et sont portés par la même âme de vie. Et c’est là la richesse et la beauté que nous montre la vie : la diversité. Nous sommes riches de nos différences et de nos complémentarités. Pour en savoir plus sur les esséniens d’aujourd’hui, faites connaissance avec certains d’entre eux sur la page Je suis essénien(ne).